16.02.2008

Apologie du suicide

 

 

« il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux: le suicide » disait le bon vieux Al, et une fois n'est pas coutume, il avait raison.

Car qu'est ce au juste que le suicide sinon le seul moyen honnête de partir?

On doit tous partir, c'est un fait. Reste à savoir comment.

Il y a l'accident, la mort naturelle, le meurtre, le sacrifice et enfin le suicide.

L'accident est je pense la pire des morts possibles: pas le temps de mettre de l'ordre dans ses affaires, pas le temps de dire au revoir aux amis, et surtout, l'idée que votre vie si importante vient d'être soufflée par une fâcheuse conjoncture.

Pour le meurtre c'est pareil, bien que cette fâcheuse conjoncture soit voulu, ce qui peut apporter au choix soulagement ou peine, soulagement parce que notre vie ne s'est éteinte qu'a cause de la volonté d'un autre homme, soit parce qu'on pensait que Jessica la fille du bar ne voulait pas juste nous piquer notre fric pour un shoot de speed mais qu'elle nous aimait bien.

La mort naturelle est chiante: elle prend longtemps: parfois plusieurs années de moisissures sont nécessaires avant de pouvoir quitter ce monde. Et puis on ne le quitte pas dans la meilleur des formes possible, la vie ne nous quitte qu'a regret, en traînant les pieds.

Quand au sacrifice, il est vain, de toute façon ils mourront tous tôt ou tard, on est pas à 10 ans près.

Reste le suicide.

Premier avantage: on connaît le jour et l'heure

Deuxième avantage: nous devenons un dieu puisque nous devenons les maîtres absolus de nos existences durant quelques instants.

Troisième avantage: Nous choisissons notre mort: sans douleur avec des comprimés, plus romantique avec une pendaison ou l'ouverture des veines... tout les moyens sont là pour nous satisfaire.

Quatrième avantage: on peut partir jeune et en pleine forme, au meilleur de ce qu'on ne sera jamais, avant la chute. On arrive au bout de sa vie, on sait le gouffre devant soi car on l'a creusé nous même, puis on se retourne et on jette un regard droit sur sa vie. Et après, le front haut on avance d'un pas et le monde disparaît.

Voici la meilleur des fins.

(et Emile peut aller se faire foutre quand au suicide comme phénomène sociologique)

Ne sommes nous pas absurdes?

 

On nait, on s'égaye, on part dans tout les sens en prenant un air occupé puis, après queqlues dizaines d'années, on clamse. Bilan des courses: rien, ou un gosse qui de toute manière fera la même chose que nous.

Peut-on en voyant cela croire encore en quelque chose de grand, peut-on croire au caractère sacré de l'homme, aux valeurs telles que la libérté ou l'égalité, qui sont forgées par et pour l'homme?

Nous ne sommes que des étincelles au milieu d'un brasier et on voudrait nous faire croire qu'il importe de ne pas briller plus que les autres, que chaque étincelles doit avoir le droit de vivre la demi-seconde qui lui revient de par son existence.

Je ne trouve que l'expression anglaise pour exprimer mon sentiment: what the hell?

Tout ce que nous ferons sera irrémédiablement détruit, rien ne restera de nous ou de nos oeuvre. La chapelle Sixtine tombera, Bach et Beethoven rejoindron l'oblivion, les livres seront relégués à l'état de poussière.

À quoi cela sert il de vivre si rien ne dure?

Nous disparaitrons tous, et tant mieux.

19.01.2008

Les média sont cons

Bon Dieu, un véritable matraquage médiatique. Une bande d'hurluberlues capture une quarantaine de personne dans la jungle, dont une femme dont à peu près tout le monde se foutait. Bilan des courses: on passe à la trappe 38,5 (y a un môme dans le tas) prisonniers et on nous demande de prier pour Ingrid.

On ne peut plus faire deux pas dans la rue sans tomber sur une affiche du style: "il faut sauver Ingrid" " déjà sept ans!" Joyeux anniversaire Ingrid!!! Certes, ce serait bien si elle était libérée. Mais quid des autres otages? Pourquoi parler d'une seul personne? A elle plus de valeur? est elle plus importante?

Et si oui, ne serait il pas plus judicieux de la mettre en veilleuse? Personnellement je me marre bien quand je vois des manifestations pour la libération d'Ingrid B. C'est mignon. Comme si les Farcs en avait quelque chose à foutre d'une bande de parisien pleurnichards.

Deux modifications à apporter pour y remédier:

-on arréte d'en parler. Toute ces manifs sont une super pub pour les terroristes, qui sont flatté de l'attention qu'on leurs porte. Et on agit en sous main, de gouvernement à organisation criminelle, comme cela c'est toujours fait.

-si par niaiserie on refuse de se taire, alors parlons, mais de tout le monde, et pas seulement de la super Ingrid.

Un peu de justice et d'efficacité merde